Recherche
Abonnez-Vous
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
34 Abonnés
 ↑  
JMO-1914 à 1919
 ↑  
Découvrir
 ↑  
Amicale 45e RI
 ↑  
Historique du 45e RI
 ↑  
Nous Contacter
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

 ↑  
Recherche
Recherche
 ↑  
Remerciements

Henri MOREL
Catherine DELAMARRE
Jacques LANGON
Vincent SCARNIET
Jacky TAVOLA
Jean Claude PONCET
Bernard DEVEZ
Jean François MARTIN
Stéphan AGOSTO
Rémi HEBERT
Marie France MULET
Catherine GOFFIN
Alain POISOT
Denis MILHEM
Vincent LE CALVEZ
Marc BENOIT
Marcel HOUYOUX
Xavier BOCE
Laurent SOYER
Odile TIZON
Marie-Jeanne TROUSSIERE
Daniel TILMANT
François VERMAUT
Benoît JEANSON
Pierre MASSAULT
Lionel LEMARCHANT
Yves VUILLIOT
Gérald SANTUCCI
Benoît VERGER
Chantal KOOB/LEFIN
Paul LEFIN

 ↑  

rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://45eri.lescahiersdhistoire.net/data/fr-articles.xml

"CARNET DE  GUERRE"

de Jules   Ali GOFFIN (1890-1977)
.
(Cet unique carnet,  débute en page 3,  laquelle est incomplète. Y manqueraient les premières semaines ou mois de la guerre)

Le récit qui suit est celui de Jules quand il était  au 148e RI, le 45e RI était le régiment frère de la 8e Brigade. Jules GOFFIN rejondra le 45e RI après la "Bataille de QUENNEVIERES"(cela fera l'objet d'un article)




.... comme cela" ou bien "Nous faisons notre Purgatoire sur terre" " Faut avoir tué son père et sa mère pour être livré comme cela ".

Ce n'est pas du feu ni des obus qui tombaient par ci par là que mon camarade se plaint, mais du mauvais temps, de cette guerre de tranchées. Tout le monde est découragé, mais si l'on donnait demain officiellement l'ordre de la marche en avant à laquelle on ne croit plus tant on en a parlé, on verrait tout le monde content.
Nous sentons les Ardennes d'ici ; à vingt cinq kilomètres d'Asfeld, à Berry au Bac, dans cette limoneuse vallée de l'Aisne, où chaque coup de canon fait crouler des poignées de terre sur ma capote que j'ai étalée sur mes genoux pour écrire.
Il faut vous dire que je suis arrivé à être sous terre là ou les balles et les .... n'ont rien à faire mais les percutants, par exemple, ce n'est pas le même.

Mon gourbi que l'on appelle irrespectueusement casbah, est de 1m. de longueur et large comme mes épaules.
J'ai passé là dix jours heureux, sauf les nuits, cinq jours ensuite à Bouffignereux, puis dix jours à nouveau à la Miette, un endroit moins heureux, là, j'ai tiré ma première cartouche de la guerre ; non, ne croyez pas que ce soit sur 14 1' ennemi, non, sur une perdrix, non atteinte d'ailleurs qui passait dans un sillon devant mon créneau.

Carte du secteur de La Miette(Passer le curseur de la souris sur le texte )Secteur de la Miette prés de Berry au Bac en fevrier 1915 148e RI

Le lendemain tiré sur l'ennemi quelques cartouches, des jours tranquilles en somme, à rappeler le retour stupide par rapport au chemin pris.
Cinq jours à Bouffignereux où l'on nous a gâtés, de temps en temps conversation avec Jules SERVAIS. Je n'ai pas encore vu d'hommes d'Aubrives.

Historique du 148e RI
Premier Hiver dans les Tranchées (1914-1915).Retiré du front, le Régiment cantonna à Courlandon,
Magneux et Fismes jusqu'au 7 décembre.
Pour la première fois depuis le 15 septembre, les soldats se retrouvaient hors de la zone du canon et pouvaient secouer la boue des tranchées. Ils reprenaient avec délices le contact de ,l'arrière. La guerre, les combats, les relèves incessantes de nuit sous la pluie furent oubliés, momentanément.
Trois cents hommes de la classe 1914 vinrent combler les vides creusés par les attaque de la cote 108.
Puis, le 27 décembre, le général Franchet-d'Esperey, commandant la 5e Armée, passa en revue le Régiment recomplété.

HEURES SOMBRES



C'est avec plaisir que nous partîmes pour Prouilly (15 février tout le 148e RI part cantonner à Proully Source jmo 148eRI) où j'avais séjourné huit jours étant conducteur ; on allait au repos disait-on ; gaie journée, quel triste lendemain : arrivée du renfort cadre surtout (3 officiers, 21 s/officiers et 180 soldats source: JMO 148e RI)

16 FÉVRIER - MARDI GRAS (1915)

Extrait du JMO 148e RI


Parti à 1 h 30 de PROUILLY, le régiment se trouvait à 4 h à HERMONVILLE à la disposition du Général Commandant la division provisoire.
A 6 h le bataillon ROQUES (3e) à 2 compagnies derrière la route N° 44 aux abords de la ferme du Luxembourg : 9e au Nord, 10e au Sud, 11e et 12e en réserve à 200 m  dans les abris de la marnière.
Les 1e et 2e bataillons occupent les emplacements désignés plus haut. Le poste de secours reste à HERMONVILLE .
Le poste de commandement du Colonel est près du Général commandant la division  au MOULIN de CAUROY.
A 12h 30 le chef de bataillon commandant le 3e reçoit l’ordre d’envoyer une compagnie (10e) à la tranchée de tir n° 1 ; une compagnie (9e) aux tranchées 3 4 et 4  où ces compagnies reçurent l’ordre de renforcer les éléments du 39e arrêtés en avant de la lisière du bois. Le passage à travers nos réseaux se fit homme par homme  et très lentement.

 


Départ à 1 H du matin. Marche pénible Trigny - Hermonville. Là, chemin de champ, bordé de rails servant au transport de munitions et de blessés : le mal et les malades.

Au jour arrivée aux tranchées de 1ère ligne. Ce que je vois en passant le ruisseau en premier c'est un parfait alignement de rectangles de terre fraichement  remuée surmontée de croix ; cela rappelle les plus insouciants à la réalité et cela me rappelle pourquoi je suis là.
A cette date Jules GOFFIN était à la 9e Cie du 3e Bataillon, le 148e RI a énormément souffert dans le secteur de "La Ferme du Luxembourg"

Carte du secteur de La Ferme Luxembourg(Passer le curseur de la souris sur le texte ) Secteur de la Ferme Luxembourg 1915 148e RI

Il traine une blessure pendant plusieurs semaines, dont il a du mal à se rétablir.

Voilà ce que nous dit le JMO du 45e RI à cette date:

16 Février 1915

Départ à 2 heures du 2e Btn et C.H.R (PARGNAN) et du 1e Btn (OEUILLY)
Itinéraire : OEUILLY – FISMES – JONCHERY – PROUILLY
A PROUILLY  grand halte jusque 14 heures. La 8e Brigade (45e et 148e ) se reconstitue à PROUILLY sous le commandement du Général CORVISART.
Dans la matinée le Colonel, le capitaine adjoint et les chefs de bataillon (1e et 2e) sont emmenés en automobile à TRIGNY où ils reçoivent des instructions du Général cdt le 3e C.A pour la reconnaissance de la position su Col à l’ouest d’HERMONVILLE et VILLERS FRANQUEUX (nord du fort ST  THIERRY)
Pour l’attaque qui sera donnée par les troupes de 1e ligne le Btn du 45e qui est en réserve  aura à marcher vers VILLERS FRANQUEUX aura à marcher vers VILLERS FRANQUEUX
Le cheminement est étudié en conséquence à 16h  le Btn STRAUSS est envoyé à HERMONVILLE en remplacement d’un btn du 148e qui a été engagé. Ce btn doit être à la disposition du Général cdt le 3e C.A jusqu’à nouvel ordre.
A 18 h le 1e Btn (Cdt MOREL) est chargé d’étudier la défense rapprochée d’HERMONVILLE face à l’est.
Au petit jour les cies sont sur leur emplacement  et l’étude du terrain est entrepris  les tranchées existantes sont améliorées.

Date de création : 11/01/2010 ! 18:58
Dernière modification : 14/01/2010 ! 21:55
Catégorie : Découvrir - Carnet Jules GOFFIN
Page lue 2808 fois
Précédent  
  Suivant


Réactions à cet article

Réaction n°2 

par Alexis le 17/07/2012 ! 22:55

Témoignage précieux. Mon grand-oncle né en 1893 est mort au combat d'Hermonville le 16 février 1915. Mon père porte comme second prénom celui de son oncle décédé.

Réaction n°1 

par gen le 14/05/2010 ! 21:06

Ce témoignage est très précieux pour moi .Mon grand-père faisait partie aussi du 148° RI  11°compagnie . Il est mort le 16 Février à Hermonville . Nous n'avons jamais été informés des circonstances .