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L'HIVER DE 1916 - 1917.

C'est dans une inaction militaire complète que se déroulent donc la fin de 1916 et le début de 1917. Mais il y a énormément à travailler en ligne. Les positions ne sont jamais parfaites et le confort laisse beaucoup à désirer.

Il fait froid, il pleut. La boue, les inondations gênent nos communications avec l'arrière et nous font une vie assez misérable.

Les Bulgares ne doivent pas être plus heureux que nous. Ils bougent peu. Des journées entières se passent sans qu'on entende le canon ou même le crépitement grêle de quelque fusillade.

Parfois, pour rompre ce silence indécent, au cours de la nuit, un petit poste décharge son fusil mitrailleur; on lance quelques grenades Viven-Bessières.

La lutte contre le froid ou contre la faim est ce qui nous préoccupe le plus. Le ravitaillement est généralement assez copieux. Mais il est terriblement monotone et les tentatives pour le varier n'ont pas un succès considérable. Les lapins frigorifiés d'Australie notamment ne laissent pas un souvenir bien fameux à ceux qui en ont goûté. Le ris - colle de pâte - a beau alterner avec le gluant macaroni ou l'invulnérable haricot "gros-rouge", rien ne remplace les pommes de terre qu'on nous distribue trop rarement.

Heureusement, un service spécial de ravitaillement" la Cantine", va chaque semaine à Salonique. L'épicerie du Grand Bazar de Lyon - ou plutôt sa succursale macédonienne - nous donne, par son intermédiaire, la possibilité de dépenser notre prêt ou notre solde et d'améliorer l'ordinaire. Du beurre, des conserves, des douceurs, des confitures, du pinard de luxe, des apéritifs, des liqueurs même, viennent compléter de façon plus agréable les efforts étriqués de l'Intendance.

En même temps, la corvée de Salonique nous apporte les journaux locaux « l'Indépendant » et « l'Opinion » dont le titre se justifie (?) par une absence égale d'opinions et d'indépendance.

Néanmoins, ils nous renseignent assez bien sur ce qui se passe à l'arrière de notre front.

Et les événements ne manquent pas dont les effets se feront bientôt sentir jusqu'à nous. Ceux qui nous intéressent directement sont le « Mouvement National », dirigé par un « Gouver-nement de Défense Nationale », et, plus encore, la formation de « l'Armée de la Défense Nationale ».

La prise du fort de Rupel par les Bulgares, la reddition du général Hadjopoulos à Cavalla et l'occupation consécutive de la Macédoine orientale, les louches tractations du roi Constantin et de la reine Sophie, sœur de Guillaume II, l'attitude toujours plus germanophile des premiers ministres grecs, tout cela n'avait pas manqué de susciter des mouvements divers dans la conscience nationale hellénique. Et nous avions la chance de voir l'opposition à la royauté se concrêter sur un homme de premier plan, dont l'intérêt politique se trouvait - justement -, en concordance avec le nôtre : Eleuthère Venizelos.

C'est au cours de l'hiver 1916-1917 que le Mouvement National va se développer pleinement. Commencé à Salonique par Zymbrakakis et par Christodoulou, un rescapé de la reddition de cavalla, il prendra toute son ampleur lorsque l'amiral Coundouriotis et le général Danglis lui auront apporté leur concours. Derrière eux, tous les mécontents de la politique constantinienne, les crétois, les Grecs des îles, les Grecs de Macédoine et ceux de Salonique. Au-dessus d'eux, le chef habile qui est Venizelos.

Nous sommes les spectateurs d'un état de choses absolument exceptionnel : un gouvernement royal et officiel, à Athènes, un gouvernement insurrectionnel et quasi officiel, à Salonique.

C'est ce dernier qui va justifier de sa vitalité en levant l'Armée de la Défense Nationale.


 

 


Date de création : 19/01/2013 ! 15:12
Dernière modification : 09/12/2013 ! 20:27
Catégorie : Historique du 45e RI - Le 45e RI en 14-18
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